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Jean Marie Le Bris
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Au flanc du coteau de Tréfeuntec, dominant le cours du Lapic qui rejoint là locéan, un modeste monument rappelle le souvenir dun pionnier de laviation . A part les fervents de laviation civile, peu de gens connaissent ce précurseur et lévénement quil réalisa, en décembre 1856, sur cette grève de Tréfeuntec précisément. Né à CONCARNEAU, le 25 mars 1817, J.M. LE BRIS fut marin dEtat. Au cours dune croisière dans les mers du Sud, il fit connaissance avec les grands oiseaux qui volaient dans le sillage de son navire : albatros, pétrels,... Ainsi naquit en lui lidée dévoluer dans lair au gré des vents. Devenu commandant au cabotage sur les côtes de la Manche et de locéan, faisant de fréquentes escales à Douarnenez, il décida doccuper ses loisirs à la réalisation de son rêve : construire un engin volant. Il y travailla assidûment dans une grange de Tréfeuntec quun fermier avait consenti à lui louer. Cest là quil fignola avec minutie sa "barque ailée", baptisée "LALBATROS", et quil décida, en décembre 1856, de mettre son projet à exécution. Lexpérience quil avait longuement préparée eut lieu un dimanche matin sur la plage de Tréfeuntec. Dabord tiré par un cheval, qui bientôt galopa sur le sable, lengin avec son pilote bondit en lair, séleva à une centaine de mètres, se reposa quelques instants plus tard, après avoir fait un vol plané impeccable sur une distance de deux cents mètres. A lépoque, ce fut un événement ; personne jusqualors navait réussi à vaincre les lois de la pesanteur pour sélever dans les airs. Jean-Marie LE BRIS devait encore tenter dautres essais par la suite, à Tréfeuntec et à BREST où la Marine lui apporta son aide. Linsuccès de lun deux et les frais de telles expériences le contraignirent à les abandonner. J.M. LE BRIS combattit lors de la guerre de 1870. Puis retiré à DOUARNENEZ, il y remplit les fonctions dagent de police. Victime dune agression, il mourut des suites de ses blessures, le 17 février 1872 et fut inhumé au cimetière de PLOARÉ. Désormais, cette stèle de granit à Tréfeuntec, de même que le lycée de DOUARNENEZ qui porte son nom, rappellent aux jeunes générations le souvenir de cet homme audacieux et de lévénement quil créa en 1856 en survolant dans sa "barque ailée" les sables de La Palud. |